Pôle ressources national sport et handicaps

Le handicap moteur

pictogramme du handicap moteur

Le handicap moteur est la conséquence d’une atteinte de la motricité par perte de substance ou altération d’une structure ou fonctionanatomique et physiologique responsable du mouvement. Sont concernés, le système nerveux central (cerveau et moelle épinière), le système nerveux périphérique (nerfs périphériques), les liaisons neuromusculaires, les muscles, les os ou les articulations. Ces atteintes peuvent être d’origine congénitale comme les troubles apparaissant pendant la grossesse ou acquises à la suite d’un traumatisme, d’une maladie brutale ou
chronique.

Cette déficience motrice entraîne une réduction de la motricité globale de la personne, se traduisant par une atteinte totale ou partiellede sa mobilité et notamment sa capacité à se déplacer, à maintenir une posture et à agir. Elle peut parfois engendrer des altérations de la communication et de l‘expression sans pour autant affecter les capacités intellectuelles.

Caractéristiques générales

La personne ayant une déficience motrice est limitée dans l’exécution de certains mouvements, gestes ou activités. Ces limitations fonctionnelles peuvent être liées à une paralysie, à des rétractions ou ablations musculaires, osseuses ou articulaires, ou encore à un manque de force musculaire. Elles se traduisent également par une lenteur dans la réalisation des mouvements et s’accompagnent souvent d’une absence de coordination, de tremblements ou d’imprécisions des membres sollicités.

Dans certaines hypothèses, la personne en situation de handicap moteur pourra également rencontrer des limitations cognitives se traduisant par des altérations de la communication et de l‘expression. Ces troubles du langage et de la parole prennent la forme d’une perturbation durable et significative de la structuration du
langage parlé, malgré l’absence de handicap auditif ou intellectuel perturbant la communication orale.

Certaines limitations des capacités sensorielles de la personne en situation de handicap moteur peuvent se manifester par des difficultés de représentation de son corps dans l’espace (notamment pour les personnes amputées) et de perception des écarts de température, des pressions ou des sensations cutanées. De même, les atteintes du système nerveux et les déficits de contractions musculaires peuvent être à l’origine de problèmes de régulation de la température corporelle et de la pression artérielle. Ces limitations augmentent le risque de blessures (brûlures, coupures) ou d’escarres (nécrose des tissus) et doivent faire l’objet d’une attention particulière.

Chaque handicap moteur implique donc différents niveaux de difficultés physiques rencontrées dont les conséquences varient d’une personne à l’autre. Qu’il soit permanent ou temporaire, un handicap moteur aura une incidence sur le mode d’accès de la personne aux sites de pratique.

conseils pratique : Informer sur l'accessibilité des site et des lieux de pratique; être à l'écoute; compléter la communication verbale, parfois difficile, avec de l'écrit ; anticiper et adapter les pratiques sportives en fonction des capacités du sportif; être innovant et se servir de matériel adapté (existant ou à créer); être attentif aux éventuelles blessures

 

Le handicap auditif

pictogramme du handicap auditif

Le handicap auditif est la conséquence d’une perte partielle ou totale de la capacité à entendre et comprendre les sons de l’environnement.

Caractéristiques générales

Le handicap auditif se caractérise par différents types de surdité. Les surdités de transmission sont les surdités liées à une atteinte de l’oreille externe (conduit bouché), ou à une atteinte de l’oreille moyenne (otites, lésion des osselets...). Le déficit, généralement modéré, affecte surtout la perception des sons graves et peu intenses (difficulté à entendre les voix basses ou chuchotées).

les différents degrés de surdité : Entre 20 et 40 dB : surdité légère - perte des bruits faibles; Entre 40 et70 dB : surdité moyenne - seule la parole forte est perçue - Nécessite un appareillage; Entre 70 et 90dB : Surdité sévère; Entre 90 et 120 dB : Surdité profonde, Au delà de 120 dB : Surdité totale

Les surdités de perception appelées également neurosensorielles sont quant à elles, dues au dysfonctionnement de l’oreille interne (cochlée) et
traduisent généralement des lésions des cellules ciliées ou du nerf auditif. Dans ce cas, le port d’un appareil auditif s’avère être le meilleur palliatif à moins que la perte soit si grave qu’elle justifie la pose d’un implant cochléaire. Dans la même logique, il existe différents degrés de surdité qui impactent directement sur la perception des sons.

Les moyens de communication

  • La langue des signes française (LSF) : la langue des signes est un lanage visuel qui constitue le moyen de communication des personnes sourdes. Elle est un langue à part entière au même titre que les langues parlées et est actuellement pratiquée par plusieurs centaines de milliers de personnes sourdes en France.
  • Le langage parlé complété (LPC) : la langue française prarlée complétée est un code gestuel qui permet de transmettre et de recevoir au mieux la langue parlée. Elle repose sur la lecture labiale, et permet de compenser les sons qui sont mal perçus du fait de la surdité.

 

conseils pratiques : pour permettre la lecture labiale, parler face à la personne, sans crier et articuler simplement; chercher des endroits calmes et bien éclairés pour communiquer (éviter la pénombre et le contre-jour); éviter les situations bruyantes ou les bruits de fond pour les malentendants appareillés; conserver sur soi un papier et un crayon; ne pas porter de lunettes de soleil

Le handicap visuel

pictogramme du handicap visuel

La déficience visuelle est la conséquence d’une diminution de la possibilité à voir les ondes lumineuses de son environnement, pouvant aller jusqu’à la cécité. D’origine diverse, l’atteinte du champ visuel ou de l’acuité visuelle qu’elle engendre se caractérise par différentes limitations en fonction des structures touchées.

Caractéristiques générales

Le handicap visuel peut revêtir différentes formes et caractéristiques.

D’une part, les déficits périphériques du champ visuel entrainent une perte de vision sur les côtés. La personne a donc une vision dite tubulaire correspondant à une vision centrale. La rétine centrale étant un analyseur d’images, la vision de près peut être normale mais la vision nocturne ou par temps couvert est faible. Le champ visuel étant réduit, les déplacements et la localisation des espaces peuvent se révéler difficiles et l’orientation ainsi que la prise de repères nécessitent des efforts de recherche visuelle et de concentration importante.

D’autre part, la vision périphérique se caractérise, quant à elle, par la présence de scotomes (tâche plus ou moins opaque). Occupant la vision centrale, cette vision périphérique rend difficile, voire impossible, toute activité fine comme la lecture, la couture ou l’écriture. En revanche, la personne ayant cette déficience est, en règle générale, capable de s’orienter et de se déplacer. Cependant lorsque plusieurs scotomes envahissent l’ensemble du champ visuel, la vision peut être onsidérablement gênée.

En outre, lorsque la vision est totale mais floue, résultant généralement d’une forte myopie ou de la cataracte, l’acuité visuelle est diminuée sur la totalité du champ de vision. Les contrastes et les reliefs sont peu perceptibles et les distances sont généralement mal appréciées. Les couleurs sont atténuées et les objets sont perçus dans un flou uniforme.

En cas de cécité, la personne en situation de handicap visuel est non voyante. La cécité peut être due à un handicap de naissance, résulter d’un
accident ou survenir progressivement lors d’une pathologie visuelle.

Illustration d'une vision centrale  Illustration d'une vision avec tâches  Illustration d'une vision périphérique

conseils pratiques : se présenter à la personne; prévenir  de la présence d'obstacle sur le cheminement; assurer la reconnaissance de l'aire d'évolution avant toute pratique pour permettre une prise en de repères; impliquer le sportif non ou mal voyant dans la dynamique du groupe; solliciter les reères sensoriels selon la déficience rencontrée ainsi que les capacités du sportif; entretenir un dialogue permanent et établir un climat de calme et de confiance; Maintenir un échange verbal ou donner des reères sonores précis (un guidage est souvent nécessaire en fonction des activités sportives pratiquées); prévenir les risques de traumatismes oculaires

Le handicap mental, cognitif et psychique

pictogramme du handicap mental

Le handicap mental est la conséquence d’une déficience intellectuelle. Il se traduit par des difficultés plus ou moins importantes de réflexion, de conceptualisation, de communication et de prise de décision. La déficience intellectuelle est incurable, mais les stimulations sensorielles qu’offre la pratique sportive, contribuent généralement à une amélioration de l’état de la personne.

Le handicap psychique est, quant à lui, la conséquence d’une maladie mentale ou de troubles du développement mental. La personne souffre de déséquilibres d’origines diverses qui entachent son mode de comportement d’une façon momentanée ou durable et inégalement grave.Il n’affecte donc pas directement les capacités intellectuelles mais plutôt leur mise en œuvre. Ces troubles sont susceptibles d’être guéris ou réduits à l’aide d’une thérapie adaptée.

Ces types de handicaps sont souvent facteurs de troubles du comportement. Ces derniers constituent les manifestations symptomatiques de difficultés psychologiques importantes. Celles-ci sont l’expression d’une souffrance psychique qui se traduit par des comportements ou des conduites qui perturbent la socialisation de la personne et nécessitent généralement le recours à un accompagnement personnalisé dont la
pratique sportive peut être l’objet.

Caractéristiques générales

Quel que soit la déficience ou le trouble, l’expression du handicap sera différente selon la personne.

Cependant, plusieurs caractéristiques communes sont à relever dans ces différents types de handicap. En effet, ces publics ont souvent des difficultés à se situer dans l’espace et le temps et ont un faible contrôle de leur affectivité. Du fait de leurs émotions excessives et non contrôlées, elles peuvent présenter une humeur instable, des difficultés relationnelles et des difficultés d’apprentissage.

conseils pratiques : prendre en compte les besoins spécifiques de la personne en fonction de sa personnalité et de ses envies; accompagner la personne, la stimuler et la soutenir tout en préservant sa liberté de choix et d'action; élaborer des aides à la compréhension et au repérage (pictogrammes, schémas très simples, signalétique adaptée, codes couleur); pratiquer dans un environnement sécurisé et sécurisant; donner des consignes simples à l'aide d'un vocabulaire adapté; favoriser un schéma pédagogique fondé sur l'interaction; prioriser la notion de plaisir de la pratique et donner un sens à l'activité; valoriser tout type de réussite

Publications liées à la thématique 

  • Publication du PRNSH : Lettre experte "Pratique sportive et handicap psychique"
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  • Publications de la ligue sport adapté de Midi-Pyrénées
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